25 juillet 2010 par Sacriledge
L’inconnu du métro ! (clikclik)
Je suis tombée par le plus grand des hasards sur ce blog, qui ne pouvait pas me laisser indifférente vu la grande affection que je porte pour le métro parisien (entre Serge le lapin, les rencontres insolites au détour d’un changement de ligne, les dragues sans lendemain et les grèves). Le concept est tout simple : interviewer la personne qui se trouve assise en face de vous dans le métro. Facile me direz-vous mais c’est sans compter sur la gentillesse légendaire des Parisiens, le stress nous poussant à ne pas perdre du temps inutile dans la rame, la peur de l’inconnu ou encore les iPods ou autres engins nous coupant tout bonnement des autres moutons que nous sommes tous dans les transports en commun.
Filez voir et lire son blog. On y trouve des portraits souvent insolites mais toujours émouvants, donnant un tant soit peu de réconfort et de confiance envers le genre humain en guise de « tout n’est peut-être pas perdu après tout ».
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22 juillet 2010 par Sacriledge

Me voilà foulant des pieds le parc auxerrois de l’Arbre Sec pour la quatrième année consécutive, et cela en raison d’une occasion très spéciale : le festival Aux Zarbs, se déroulant tous les ans à la même époque depuis maintenant une petite dizaine d’années. Chaque été, groupes et musiciens connus comme plus modestes se suivent sans se ressembler. C’est ici que j’ai vu défiler Dionysos, Tryo, Didier Super, Ultra Vomit, Caravan Palace, Hocus Pocus, Micky Green, Cali et les Fatals Picards, entre autres. Les têtes d’affiche de cette édition 2010 étaient pêle-mêle Pierpoljak, Renan Luce, Archive, John Butler Trio (leur deuxième passage au festival), Zenzile et Debout sur le Zinc.
Comme chaque été, les stands de boissons, nourritures et autres accessoires étaient présents, passant du stand Haribo à ceux vendant chichas et vêtements de l’événement, distribuant préservatifs ou boules Quies et autres objets fiers aux festivaliers. Regroupant à la louche 20 000 personnes pour l’ensemble des trois jours, Les Zarbs reste un festival assez sobre comparé à d’autres manifestations bien plus commerciales, et ce n’est pas un mal. Celui-ci est aussi placé de manière avantageuse en plein cœur d’Auxerre, de sorte qu’il n’y a pas plusieurs kilomètres à faire en rase campagne avant de trouver Monoprix, gares et campings.
Par contre si vous voulez dormir pour pouvoir tenir le coup sur les trois jours et les trois nuits, n’allez pas au camping des festivaliers, c’est un conseil. A toute heure du jour et de la nuit, des sons de guitares ou autres bruits stridents virevoltent ça et là entre des feux de camps aménagés illégalement à chaque coin de tente et des bénévoles de la Croix-Rouge emmenés à 7 heures du matin par la gendarmerie pour cause d’ébriété bien avancée. Parce que c’est ça aussi, l’état d’esprit des festivals.
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17 juillet 2010 par Sacriledge
Être rebelle et parfois faire des actes insensés pour épater la galerie m’étonneront toujours. Se prétendre heureux de vivre et vouloir profiter de tous les moments de la vie n’excusent pas tous les comportements, encore moins ceux qui, en pleine contradiction, mettent leur propre vie comme celle des autres en danger.
14 Juillet, plus de 2h du matin. Deux conducteurs : un sobre et un saoul, ce dernier auquel appartient la voiture. Moi, sobre en l’occurrence, exige de conduire avant de m’entendre dire de la part d’un des cinq convives que, si je ne suis pas contente je n’aie qu’à effectuer le chemin du retour à pied et laisser conduire l’autre jeune homme puisqu’il le désire tant. Mais oui, avouez, c’est drôlement plus fun de rouler à tombeau ouvert en plein milieu de la route sur des routes de campagne non éclairées que de rentrer en toute quiétude en réduisant les risques mortels.
Trois. Il y a maintenant une poignée d’années de cela, j’ai perdu trois proches lors de deux accidents de la route différents. Et pour l’un d’entre eux, cinq personnes se trouvaient dans la voiture. Toutes finirent éjectées à des dizaines de mètres du véhicule, cet accident ne laissant aucun survivant. L’information occupa à l’époque deux minutes du journal télévisé, se mélangeant sans distinction aux nombreux faits divers du même genre. Perdre trois amis c’est assez pour évaluer – dans la mesure du possible – les risques de danger. A ceux qui veulent jouer les ados décontractés, ne se prenant pas la tête et confondant dangereusement jeu et réalité, j’ai envie de leur faire prendre conscience de ce qu’ils encourent. Je sais malheureusement à quel point un carnage peut arriver facilement, aussi brutal et vif qu’un éclair dans le ciel. Je me souviendrai toujours de ce pompier, arrivé parmi les premiers sur les lieux de l’accident, me disant à propos du chauffard ayant embouti mes amis, et seul rescapé (la justice n’existe pas) : « Quand on l’a retrouvé, il tenait encore son verre d’alcool à la main ».
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14 juillet 2010 par Sacriledge
Certifié par les temps caniculaires de ces derniers jours, l’été est bel et bien de retour. Revoilà donc l’été avec tout ce qu’il comporte de romans à l’eau de rose à la con, de sitcoms à la con, de jeux télévisés à la con, d’émissions de téléréalité à la con et de leçons moralisatrices à la con (buvez cinq litres d’eau par jour, ne mangez pas (trop) de glaces car elles sont bien trop sucrées pour votre organisme et protégez bien votre peau du soleil sans quoi vous mourrez dans la semaine suivante d’une tumeur de la peau dégénérée en cancer généralisé).
L’été offre aussi la possibilité de profiter des instants comme s’ils étaient les derniers mais aussi de se dire qu’il aurait été préférable d’avoir de meilleurs derniers instants. 1 an après l’extase, le désastre. Hélas on ne choisit pas toujours les tournants que peuvent prendre la Vie, parfois en bien, parfois en mal. Il faut savoir les accepter, les uns comme les autres, sur le principe du Marche ou Crève. Ne plus avoir envie de marcher, de relever la tête, c’est se laisser mourir à petit feu sans espoir d’en voir un jour le bout. Ce n’est pas une solution non plus, la vraie serait Marche ou Crève vite. Mais pour cela aussi il faut en avoir le courage. Les deux sont des choix douloureux à faire et comme tout être humain qui se respecte il faut savoir choisir le moins douloureux.
« Please don’t let me make the same mistake again. »
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8 juillet 2010 par Sacriledge

Une fois n’est pas coutume, j’ai l’immense envie de mettre en avant une série que j’ai jusqu’alors plus qu’appréciée : United States of Tara. Pour preuve, j’ai dévoré en à peine une semaine les deux premières saisons sorties jusqu’à présent ; une troisième étant en préparation pour 2011.
Tara pourrait être une mère de famille comme tout le monde si elle n’était pas atteinte de troubles dissociatifs de l’identité (TDI). Ayant décidé d’un commun accord avec son mari d’arrêter les médicaments la rendant amorphe, Tara va voir ressurgir de manière assez chaotique ses alter égo. Parmi eux, les principaux : Buck, un homme se croyant vétéran du Vietnam, T., jeune ado provocatrice de 16 ans et Alice, caricature de la femme au foyer des années 50.
Diffusée depuis peu sur Canal + (par contre ça, tant que Canal n’aura pas mis la possibilité de regarder la série en VO, je dis non), United States of Tara est d’ores et déjà un véritable succès aux Etats-Unis (Steven Spielberg ayant même pris part à cette aventure). Le scénario original n’est pas le seul point fort de la série, loin de là, mais s’ajoute à cela le talent de Toni Collette, qui excelle à travers le personnage de Tara pour la simple et très bonne raison qu’elle n’interprète pas moins de 7 rôles différents. J’ai préféré ne citer que les principaux qui interviennent dès le début de la première saison au lieu de vous spoiler à la Wikipedia staïle. Je suis en outre adepte des séries courtes (format comme longueur de la série), c’est-à-dire une douzaine d’épisodes d’une vingtaine de minutes chacun, mais dans le cas présent je regrette que la série soit si brève, vu le très bon niveau de celle-ci.
Je me dis que si cette série avait été française, la plupart des épisodes aurait tourné autour de gags plus ou moins intéressants, jouant sur le comique de situation dans la plupart des cas. C’est ici plus subtil que cela. Comment continuer de mener une vie de couple normale quand un alter égo drague à loisir et trompe, sans le vouloir véritablement, son propre mari, le tout allant jusqu’à une trentaine d’aventures adultères au cours des années ? Comment vivre en ayant des pertes de mémoire constantes, allant jusqu’à se réveiller dans des endroits inconnus ? Comment parvenir à éduquer des enfants, ses propres enfants, quand on ne peut pas les surveiller la plupart du temps et leur donner un seul et unique exemple à tenir ? Toutes ces questions sont posées dans United States of Tara de manière intelligente et sans être provocantes. Je regretterai toujours en revanche les stéréotypes des séries américaines mettant irrémédiablement en avant les minorités de façon si peu délicate.
Vous l’aurez compris, je recommande cette série très chaleureusement. Au même titre que je vous recommanderais Weeds, Breaking Bad, Carnivale, Mad Men et Dexter.

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5 juillet 2010 par Sacriledge

La Japan Expo, j’y suis allée avant-hier et j’ai encore mal aux pattes. Pourtant je n’ai pas franchement été courageuse cette année : à midi j’y rentrais, à 16h j’en ressortais. 4 heures pile poal et j’ai trouvé cela amplement suffisant. Cette année pas de problème de trains le samedi, rendons à la RATP ce qui lui appartient (RATP qui a même au la gentillesse de faire des trains directs Gare du Nord > Parc des Expositions sans s’arrêter une seule fois). Le temps gagné dans les transports en commun n’aura malheureusement pas aidé à rattraper le temps perdu dans les files d’attente une fois arrivé à destination. Et comme un peu de pluie ne fait jamais de mal, ce sont des rasades d’eau qui nous attendaient sur le parcours de boucles labyrinthiques destiné à nous faire patienter pour accéder à la Japan Expo, Saint-Graal des lolitas émos gothisantes, jeunes enfants émerveillés devant tant de mangas, jeux et babioles, et des otaques.
Je ne pourrais pas dire le nombre de visiteurs qui foulèrent les allées ce samedi mais une chose est sûre, il y en avait beaucoup trop. Entre les poignées de parents avec des poussettes, les cosplays de deux mètres de larges, les allées encore trop étroites et ceux qui se photographiaient en plein milieu du passage, rien ne facilitait la fluidité des mouvements. Comme d’habitude les conférences et interviews étaient la plupart du temps réservées à ceux qui avaient le courage de faire la queue plusieurs heures durant et les produits dérivés vendus oscillaient entre articles très chers ou articles de contrefaçon. La Japan Expo peut sembler un monde à part pour les néophytes et je le confirme. J’y vais car c’est souvent l’occasion de rencontrer des personnes qu’on a rarement la possibilité de voir ainsi que croiser Gérard Baste comme Monsieur Poulpe, ce qui me fait d’ailleurs penser que je n’ai toujours pas fait d’article sur les concerts des Fatals Picards et des Rois de la Suède et que cela remonte à tellement de mois que ça en deviendrait tout sauf intéressant.
Allez-y par curiosité, si vous avez un programme à suivre ou des articles ciblés à acheter, sinon passez votre chemin.
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1 juillet 2010 par Sacriledge

Mon blog se porte bien, très bien même. Il n’a jamais été autant lu de façon si régulière depuis plusieurs mois. Concrètement, les statistiques de ces deux derniers mois sont les plus hautes depuis la création du blog. Comme quoi, les sujets polémiques, ça ne fonctionne pas qu’à la télévision. Outre les articles ambigus j’essaye de relancer le blog dans une nouvelle phase de productivité. Je vais tenter de me diversifier niveaux thèmes pour éviter de ressasser les mêmes sujets encore et encore. Et puis si je ne me force pas à changer d’état d’esprit (passer en mode moins glauque, moins pessimiste) je ne sortirai jamais de ce cercle vicieux, et ce blog non plus, histoire surtout d’inverser la tendance et faire que les tags les plus utilisés ici ne soient plus « Mort », « tristesse » ou « violence ». Je suis aussi retournée surfer sur la vague Photoshop et si le cœur m’en dit je changerai quelques menus détails de l’en-tête.
Voilà pour ce qui est du bilan de milieu d’année et ça fait plaisir de savoir qu’il y a au moins quelque chose qui se porte bien dans ma vie en ce moment, même si ce n’est qu’un blog.
Ah qu’elle est chiante celle-là à toujours se plaindre :D
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28 juin 2010 par Sacriledge

Les fans d’Indochine méritent autant d’être photographiés que le groupe lui-même. Souvent vêtus en noir avec des couleurs flamboyantes dans les cheveux, des tatouages éphémères dédiés à Nicola Sirkis (Nicola sans « s » s’il vous plaît) et des mèches couvrant les cheveux, les groupies hardcores d’Indo n’échappent pas aux préjugés, mais heureusement tous ne sont pas comme ça. Après deux bières à 17€ au café le plus proche du Stade de France, nous voilà Mélou et moi dans la fosse aux lions. En première partie, les Wampas et Miss Kittin, jeune DJ passant des musiques technos d’une dizaine de minutes chacune. Il y a mieux pour chauffer la foule mais cela fait surtout passer le temps et ne nécessite pas grands changements sur la scène pour accueillir Indochine à peine un quart d’heure après. Il faut dire ce qui est : le groupe est ponctuel. A 21h pétantes, le concert démarre. Mais comme il faut aussi dire ce qui est, le son était un vrai désastre. La voix de Nicola Sirkis ne dépassait presque pas les instruments du groupe et les basses beaucoup trop puissantes ne rendaient l’ensemble qu’un grand bordel musical. Pour ses trente ans de carrière Indochine n’a fait qu’un copier/coller de Miss Farmer en terme de show, c’est-à-dire jeux de lumières (en plus faiblards) et cotillons. Les cinq écrans géants avaient le mérite de rendre le spectacle sur scène visible dans toute l’enceinte du stade, mais rien de bien innovant comparé aux autres dates de la tournée. 2h30 de show c’est beaucoup, voire même admirable, mais uniquement quand le son est bon, dommage. Je retiendrai néanmoins de ce concert ma voisine de gauche assez dépressive et la voisine de droite de Mélou, allongée par terre en pleine fosse, son iPod sur les oreilles.
Mais comme je suis folle moi, que je marche pieds nus dans la rue et me baigne en short dans les écumes, je récidive et retourne les voir à Colmar en Août.
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23 juin 2010 par Sacriledge
Comme je n’aime pas faire comme tout le monde, que les résolutions de début d’années ne tiennent jamais jusqu’à la fin du mois de Janvier (sinon pourquoi se donner autant de mal à les reformuler chaque premier jour de l’année ?) et qu’une liste est toujours la bienvenue pour remettre en branle la roue de la fortune (ou Victoria), j’ai listé un petit florilège d’actions à honorer dans les jours prochains, histoire de.
- Arrêter de dire « Je te pardonne » à ceux qui me disent « Pardon » dans le métro
- Trouver un taff d’ici … une semaine
- Réussir à prendre de bonnes photos de concert
- Arrêter d’utiliser l’application vuvuzela pour iPhone (mais c’est si tentant …)
- Acheter une voiture
- Envoyer une lettre à Uhu pour leur dire que la Patafix blanche, c’est vraiment de la merde
- Prendre des vacances loin, très loin de Paris
- Fabriquer un écriteau en carton pour accueillir Mélou à la gare d’Austerlitz
- Commencer à commercialiser les cigarettes au Mojito en France
- Acheter un costume Pedobear pour le prochain Halloween
Après tout ça je pourrai reprendre une vie normale, c’est à dire – comme tout le monde en fait – recommencer à formuler de nouvelles lignes de conduite et de nouvelles résolutions pour ne pas réussir à en dompter la moitié.
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20 juin 2010 par Sacriledge
Bon, il est temps de resserrer quelques boulons et remettre quelques pendules à l’heure. Pour ce faire, j’invite certaines personnes à relire mon tout premier article et particulièrement le dernier paragraphe. Je me permets de citer à nouveau le passage en question « Les articles présents dans ce blog sont une fiction, les propos prêtés aux personnages, ces personnages eux-mêmes, et les lieux où on les décrit sont en partie réels, en partie imaginaires. Ni eux-mêmes ni les faits évoqués ne sauraient donc être exactement ramenés à des personnes et des événements existant ou ayant existé, aux lieux cités ou ailleurs, ni témoigner d’une réalité ou d’un jugement sur ces faits, ces personnes et ces lieux. ».
J’espère que cela est clair. Si je voulais raconter la stricte vérité sur ma vie je ne le ferais pas sur un blog, encore moins sur celui-là. Ceux qui veulent prendre au mot ce que j’y raconte le peuvent de leur plein gré, à la condition qu’ils ne viennent pas me demander des comptes, m’insulter en des termes plus ou moins dégradants ou encore me toiser de manière hargneuse sur ce que je suis libre d’écrire ou non. Certains articles sont à 100% vrais (les comptes-rendus de concert notamment), d’autres non.
Pour plus de clarté j’ai mis le lien de cet Après-Propos dans la sidebar du blog, espérant à l’avance ne plus avoir à dire une troisième fois ce que je viens de remettre présentement sur le tapis.
Cordialement.
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